
Depuis le 1er janvier 2010, la profession de décorateur a été redéfinie officiellement et porte une nouvelle dénomination. Le polydesigner 3D ne réalise plus simplement de la décoration, mais bien de la création tridimensionnelle.
Son domaine d’activité et de compétence s’est consolidé dans le monde de la communication visuelle 3D: promotion, événements, expositions, etc.
Les candidat-e-s subissent des épreuves de culture générale et artistique. Ils-elles sont en outre appelé-e-s à présenter un dossier contenant leurs travaux personnels, tels que dessins, photos d’objets réalisés ou décors lors d'un entretien avec la direction et un groupe d’enseignant-e-s de l’Ecole.
La formation se déroule sur quatre années, et comporte un stage d’environ six mois en début de 4ème année. Cette formation standard s'adresse aux jeunes qui ont terminé leur scolarité obligatoire. Pour les candidats ayant les aptitudes requises pour l’entrée au gymnase, elle offre, la possibilité d’obtenir une Maturité professionnelle artistique en formation intégrée qui permet de poursuivre une formation de niveau HES.
La formation accélérée se déroule sur 2 ans et s'adresse aux jeunes qui ont déjà un titre de niveau secondaire II, Maturité fédérale ou Diplôme de culture générale.
La formation accélérée constitue une passerelle idéale pour poursuivre une formation professionnelle supérieure ES.
Cette réforme répond à trois motivations principales. Premièrement, il semblait souhaitable de débarrasser la profession de l’image péjorative de « bricoleur » : on décore un sapin de Noël ou un gâteau d’anniversaire… D’autre part, le contexte professionnel ayant évolué, il offre aujourd’hui un champ d’action plus large que par le passé. Le professionnel de la communication visuelle 3D est impliqué dans des processus qui se déploient dans des secteurs d’activité qui se différencient, devenus autonomes et distincts les uns des autres. De l’agence de publicité à l’atelier de réalisations événementielles, du staff technique au style team, les territoires sont nombreux et diversifiés. Enfin, l’association souhaitait repositionner le statut de la profession. La tendance consistant à considérer la décoration comme une activité essentiellement féminine devait changer et permettre un recrutement plus large, réellement mixte, indispensable à la branche.