Durant mon enfance, mes parents exposaient sur l’autel familial les livres des scènes de Giotto, les gravures de Doré, de Dürer et les icônes orthodoxes. Celles-ci ont été imprimées dans ma mémoire. Mes premières références pour ce projet sont donc empruntées à l’iconographie chrétienne. Succédant à cette tradition picturale, j’ai voulu à mon tour intervenir avec de la peinture pour réinterroger certaines images. Un peu à la manière de Richter, j’ai effacé, souligné, opacifié, épouvanté la photo initiale. Les images pixellisés, saturées mettent en exergue leurs défauts et faiblesses afin de défendre et magnifier l'image rebut. Ainsi l'image amateur est sélectionnée, décontextualisée, mise en scène, pictorialisée. Par ces interventions, la photographie quotidienne, dite "ratée", devient une « véritable image » révélant « la Sainte Face » de Facebook.