La démarche de Sophie Waridel s’inscrit dans une démarche de l’ordre de l’intimité, mais de manière strictement documentaire : une série de photographies autour de sa sœur, toxicomane et anorexique. Dans ses images, qu’elle a rassemblées dans un livre, elle présente des portraits de sa sœur, mais elle suggère aussi la maladie par le biais d’objets archétypes. Une atmosphère oppressante est conférée à l’ensemble en montrant quelques lieux (détention). Sophie apparaît elle aussi petit à petit, à travers des textes retraçant ses souvenirs, puis dans l’image. Sans stigmatisation aucune, ce magnifique travail est aussi au final un point de rencontre entre les deux sœurs.