
Né en 1953 à Wroclaw, vit à Paris depuis 1989.
Après une formation de photochimiste à Wroclaw, il exerce la photographie appliquée au sein du laboratoire de l’Université Polytechnique, en démissionne suite aux pressions du régime, est membre du courant Photographie Elémentaire, s’en détache, fonde sa propre galerie Post Scriptum et participe aux actions artistiques de l’underground, tout en photographiant sa ville et son climat apocalyptique. Il arrive en France en 1989 où il poursuit son travail sur le devenir des villes. Il photographie leurs faces cachées, fragiles « non comme le seul prétexte à une accumulation désespérante, ni comme illusion d’une conquête, mais comme retrouvaille d’un sens, perception d’une écriture terrestre, d’une géographie dont nous avons oublié que nous sommes les auteurs » en faisant sienne la réflexion de Georges Perec. Présenté durant le Mois de la photo à Paris en 2000, son travail sur la capitale (1994-1996) s’attarde sur le patrimoine non classé. Grand Prix de la Ville de Vevey en 1998, il voyage pendant deux ans en Europe Centrale à partir de son carnet d’adresses. Ce travail intitulé reconnaissances prendra la forme d’une exposition et un portfolio sera édité. Aujourd’hui son regard attentif et patient se porte sur les villes chinoises et leur architecture vernaculaire très menacée. Dépouillées de toute figure humaine, ses miniatures photographiques dégagent un ineffable souffle de vie.
Représenté par la Galerie Françoise Paviot à Paris et la Box Galerie à Bruxelles, le travail de Bogdan Konopka est présent dans les collections publiques (MNAM Centre Georges Pompidou, Maison Européenne de la photographie, Fonds National d’Art Contemporain, FRAC Ile de France…) et privées.